La nappe phréatique descend régulièrement au cours d’un été, mais plus particulièrement par temps de sècheresse.
Or, la hauteur manométrique totale d’aspiration de la pompe s’en trouve modifiée, et de ce fait certaines pompes ne peuvent plus aspirer car leur capacité d’aspiration liée à leur NPSH s’en trouve modifiée. Si c’est le cas, elles se désamorcent.
La valeur physique théorique d’aspiration d’une pompe de surface est de 10.33m au maximum. A cette valeur entre l’axe de la pompe et la surface de l’eau à pomper, qui n’est valable qu’au niveau de la mer, on doit encore déduire l’ensemble des pertes de charges. Ces pertes de charge sont une fonction du débit de la pompe selon le diamètre à la longueur du tuyau d’aspiration ainsi que le nombre de coudes et autres rétrécissements éventuels de cette tuyauterie.
Autant dire, pour évacuer toute ambiguïté, que la valeur réelle se situe plus souvent entre 7.50m et 8m dans
le « meilleur » des cas et qu’elle est plus souvent de seulement 5m selon le type l’installation.
Il en découle une certaine incompréhension des utilisateurs de pompes. A tort, l’usure de la pompe, et donc sa qualité, peut être incriminée.
Il est donc intéressant de faire mesurer par les utilisateurs, la hauteur géométrique d’aspiration en hiver afin qu’ils puissent la comparer avec la hauteur géométrique d’aspiration en période estivale.
NOTA : Le même problème survient en été avec les pompes immergées, dont la colonne d’eau s’allonge de façon importante, réduisant d’autant la pression résiduelle en surface.